dimanche 6 septembre 2026

Fugitif, le jeu de cartes de course-poursuite de Lucky Duck Games

Fugitif

Un joueur fuit la ville de planque en planque, l'autre remonte sa trace avant qu'il ne s'envole. Entre le bluff de l'un et la déduction de l'autre, Fugitif tient une course-poursuite nerveuse dans un simple paquet de cartes numérotées.

Fugitif oppose deux camps aux rôles radicalement différents. D'un côté, le Fugitif, qui tente de traverser la ville en jouant des cartes Planque face cachée pour rejoindre sa carte 42, l'ultime cachette synonyme d'évasion. De l'autre, la Détective, qui n'a qu'une arme, la déduction : deviner les numéros des planques dissimulées avant que le fuyard ne file. Si elle révèle toutes ses cartes à temps, elle le capture. S'il pose la 42, il disparaît pour de bon.

La boîte de la seconde édition de Fugitif, de Tim Fowers Les cartes Planque numérotées et le matériel de Fugitif

Tout repose sur une contrainte simple et redoutable. Le Fugitif doit poser ses planques dans l'ordre croissant, de 00 à 42, sans jamais laisser un écart supérieur à trois entre deux cartes. Coincé sans la bonne carte, il peut sacrifier des planques de sa main pour Sprinter, c'est-à-dire allonger cet écart et sauter plus loin, au prix d'un appauvrissement de son jeu. Chaque décision devient un dilemme : avancer vite en se découvrant, ou temporiser en laissant le doute planer.

Face à lui, la Détective jongle entre annonces simples et annonces multiples. Une annonce juste force le Fugitif à révéler la planque devinée ; une annonce multiple, plus ambitieuse, ne fonctionne que si tous les numéros sont corrects, une seule erreur et rien n'est dévoilé. À l'aide d'un feutre et d'une tuile de notes, elle croise les indices, observe les paquets où pioche son adversaire et resserre peu à peu l'étau. Le tout culmine dans une éventuelle Chasse à l'homme, ultime tour où elle joue son va-tout pour rattraper le fuyard à la dernière seconde.

Cette seconde édition apporte deux nouveautés. Une règle revoit la pioche du Fugitif quand il choisit de se reposer, et surtout le système de cartes Shift remplace les anciens événements : à l'issue de chaque manche, le perdant gagne une capacité spéciale, ce qui rééquilibre les forces au fil d'un mini-tournoi et récompense l'enchaînement des parties.

Infos pratiques

  • Jeu de cartes
  • Dès 10 ans – pour 2 joueurs – durée d'une partie : 15 minutes
  • De Tim Fowers, illustré par Ryan Goldsberry
  • De Fowers Games, édité par Lucky Duck Games – env. 20€
  • Site internet : luckyduckgames.com
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